Lundi de Pentecôte, cautère sur une jambe de bois
Une fois de plus, la pagaille règne à l’approche du lundi de Pentecôte, devenu un jour ouvrable tout en étant férié sans l’être vraiment tout en l’étant quand même.
En tout état de cause, la suppression du lundi de Pentecôte férié est absolument emblématique de la façon dont on fait de la politique en France :
1. On identifie un dysfonctionnement du système, en l’occurrence en ce qui concerne l’aide aux personnes âgées suite à la canicule.
2. Emotion et tumulte médiatique : on accuse l’Etat et le gouvernement de tous les maux, on veut un responsable, voire un coupable pour tout, y compris les catastrophes naturelles.
3. Pour faire taire la meute et éviter le lynchage, le gouvernement invente une mesure emblématique qui ne s’attaque pas aux causes réelles du problème, mais qui permet de dire qu’on a fait quelque chose et de passer à autre chose.
4. Plutôt que réformer le système qui ne marche pas, on n’y touche pas mais on y injecte encore un peu plus d’argent en ponctionnant encore un peu plus le contribuable.
Ce type de politique des effets d’annonce, dictée par des médias-spectacles uniquement préoccupés par l’instantané et l’émotion, est commune à la gauche et la droite : souvenons-nous par exemple de la pastille verte, instaurée en fanfare par Dominique Voynet, alors ministre de l’Environnement. A-t-elle servi à quelque chose ? Jamais. La qualité de l’air en ville s’est elle améliorée ? Non. On a un joli autocollant de plus sur le pare-brise, c’est tout. Coût de l’opération ? J’aime mieux ne pas le savoir…
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